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La cyber attaque qui fait trembler l’Etat digital français sur ses bases (et révèle à quel point l’Etat sait mal protéger les données toujours plus nombreuses qu’il collecte)

  • Photo du rédacteur: Frédéric MOUFFLE
    Frédéric MOUFFLE
  • 17 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Une récente cyberattaque visant le ministère de l’Intérieur a révélé les vulnérabilités alarmantes des systèmes d’information publics français et souligne l’incapacité de l’État à protéger efficacement les données sensibles qu’il collecte. Cette attaque s’inscrit dans un contexte de multiples compromissions, notamment le vol de données à l’Urssaf et la diffusion de mots de passe de fonctionnaires sur le dark web. En touchant un ministère régalien censé garantir la sécurité, l'incident a mis à mal la crédibilité de l'État en matière de cybersécurité.


Les attaques récentes montrent des faiblesses majeures dans la détection et la gestion des accès aux systèmes publics. L'intrusion au ministère de l'Intérieur a été détectée après plusieurs semaines d'accès non autorisé, soulignant les limites des dispositifs de surveillance et la difficulté à sécuriser des infrastructures publiques complexes et hétérogènes. Le fait que cette compromission ait débuté dans un service local, plus vulnérable, démontre à quel point une faille périphérique peut mener à un accès à des informations sensibles au cœur de l’administration.


Ce problème de sécurité soulève des interrogations sur la centralisation des données sensibles, comme celles liées à l’identité numérique ou aux fichiers judiciaires. Si ces bases de données venaient à être piratées, les risques seraient considérables, non seulement pour la vie privée des citoyens, mais aussi pour la stabilité des systèmes publics. Bien que la centralisation facilite la gestion de ces données, elle expose également davantage aux fuites et attaques.


L’incident renforce la nécessité d'une révision urgente des pratiques de cybersécurité dans les institutions publiques pour garantir la confidentialité, l’intégrité, et la disponibilité des données des citoyens.


Retrouvez l'article complet de Benoît Grunemwald et Frédéric Mouffle sur le site d'Atlantico.

 
 
 

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